Vers une loi de programmation pluriannuelle de la Recherche – CR entretien téléphonique avec A. de Montchalin

25 mars 2019

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de l’entretien téléphonique avec A de Montchalin, le 6 mars 2019

Présents : P. Lemaire (SFBD), S. Seuret (SMF), S. Barot (SFE2), F. Herpin (SF2A)

Entretien téléphonique d’une heure destiné à faire le point sur la concertation en cours pour la préparation de la loi pluriannuelle de programmation pour la recherche.

Informations communiquées sur le processus de préparation de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche.

Trois groupes de travail ont été mis en place, qui se sont réunis en session plénière pour la première fois le 11 mars. Ces groupes doivent remettre leur rapport à la mi-juillet. 2 autres réunions plénières sont prévues d’ici la remise des rapports. Le processus est piloté par le ministère qui sera chargé de la lecture critique des rapports finaux et de leur mise en œuvre.

Le mode de travail des groupes (nombre de réunions, forme de consultation, documents pris en compte…) est laissé très libre mais la plupart du travail sera sans doute fait à distance. Ils peuvent conduire des auditions, et s’appuieront en partie sur une consultation numérique très simple de la communauté organisée par le ministère (site ouvert depuis la fin de la semaine dernière) ainsi que sur les retours des DUs (CNRS et INRA ont demandé à leurs DUs d’organiser des consultations locales dont les CRs doivent être renvoyés au siège avant le 15 mai). Il est possible de solliciter une audition même si le calendrier est assez contraint. Chaque membre des groupes de travail est aussi là pour relayer les propositions de sa communauté. Il est prévu que les groupes interagissent sur des sujets transversaux (ex. financement et attractivité de la recherche sont très liés) et pour s’assurer que les recommandation des groupes seront cohérentes.

L’horizon de temps à considérer est 5-10 ans et les mesures doivent être opérationnelles. La part du côté législatif (freins à lever) et du côté réglementaire n’est pas fixée. La simplification administrative de la recherche est un sujet transversal et peut agir à tous les niveaux (y compris fusionner des services ministériels si le besoin en est établi).

La loi impliquera une nette augmentation de l’argent public investi et une possible refonte du système d’incitation à la R&D privée (points confirmés par E. Macron lors du débat avec les intellectuels le 18 mars).

Attentes de A de Montchalin vis à vis des sociétés :

Les résultats des sondages organisés par les sociétés l’intéressent vivement (elle a mentionné ces sondages lors de ses propos introductifs pendant la première journée plénière).

Le groupe de travail qu’elle co-coordonne sur la recherche partenariale est demandeur d’« anecdotes » sur les recherches partenariales (sic).

Quelques prises de position sur l’emploi:
Elle pense qu’il est nécessaire de réfléchir à ce qu’est une carrière dans le domaine de la recherche
Les emplois pérennes sont importants pour établir la confiance
Le modèle CDI du CEA lui plait manifestement

Ce que nous avons dit :

Brève présentation des résultats du premier sondage adressé aux resp de sociétés savantes avec les thèmes majeurs et les craintes qui en ressortent.

Positionnement des sociétés : parole représentative du monde de la recherche.

Les sociétés peuvent jouer un rôle important dans l’acceptabilité des mesures (à conditions qu’elles soient convaincues par ces mesures…).

Nous solliciterons des auditions auprès des trois groupes (pour cela contacter les membres de la représentation nationale parmi les coordinateurs : C. Villani, P. Berta, A de Montchalin